Enzo Mazza et Gaëlle Croonenberghs : le couple écoresponsable à l’origine de Gili Drinks

Gili, c’est une délicieuse boisson au gingembre à la saveur épicée et citronnée, agrémentée d’une pointe de douceur. Avec sa magnifique bouteille, cet élixir se démarque clairement de ses concurrents. Nous avons eu le plaisir de réaliser une très agréable interview des fondateurs de Gili, Enzo Mazza et Gaëlle Croonenberghs, un jeune couple dynamique et passionné avec une mission bien définie. Ravi de vous rencontrer !

Pouvez-vous nous expliquer brièvement l’histoire de Gili ?

Enzo: Au départ, c’était un produit fait maison. Ma mère adore le gingembre et a étudié le Jamu, la médecine traditionnelle indonésienne. En hiver, avec Gaëlle, nous buvions cet élixir pour nous sentir mieux et renforcer notre système immunitaire. Et puis le Covid est arrivé... De plus en plus de personnes se sont mises à chercher des produits au gingembre et au miel mais il n’existait pas encore beaucoup de variantes sur le marché, ou du moins elles étaient trop concentrées en gingembre ou trop sucrées. Nous y avons vu l’occasion de fabriquer une boisson au gingembre naturelle et vivifiante avec un bon équilibre entre acidité, douceur (sans sucre) et forte concentration en gingembre. Gili était né. Ce nom symbolise le pouvoir énergisant du gingembre, [GI]nger, mélangé à la vivacité du citron, [LI]mon, et à une touche de miel.

Pouvez-vous expliquer pourquoi le gingembre est si bon pour notre santé ?

Enzo: Le gingembre est connu pour son principe actif, le gingérol. Cette substance est excellente pour la circulation sanguine et renforce le système immunitaire. De surcroît, de plus en plus de personnes sont intolérantes au glucose, au fructose, au gluten et au lactose, et le gingérol a aussi un effet positif là-dessus.  Gaëlle, par exemple, est intolérante à l’ail, au fructose et au lactose et depuis que nous buvons régulièrement du Gili, il me semble qu'elle a moins de problèmes qu’auparavant. C’est la même chose pour moi, et je ne dis pas ça parce que je crois aux propriétés du gingembre ou que j’aime le Gili, mais l’hiver, je tombais toujours malade. Mes amis de l’école secondaire vous le confirmeront. C’est peut-être psychologique, ou pas, mais depuis que je bois du Gili, cela fait deux hivers que je n’ai pas été malade.

Vous dites que vous buvez régulièrement Gili, qu’entendez-vous par là ?

Gaëlle: Nous en buvons au moins une fois par jour. La plupart du temps, nous commençons notre journée avec un shot de Gili. Ça donne un bon coup de fouet et ça nous incite aussi à boire autre chose que du café. Pendant la journée, je bois toujours du Gili avec de l’eau, simplement pour ajouter un peu de goût. Autrement, je ne pense pas à boire de l’eau. Gili se marie aussi parfaitement avec le thé. Si vous êtes malade, c’est même la meilleure façon de boire notre élixir : un petit shot le matin et une dose dans votre thé.

Enzo: D’ailleurs, vous pouvez aussi vous en servir pour cuisiner. C’est vraiment génial ! J’ai vécu en Asie pendant six ans et là-bas, je mettais du Gili dans le riz cuit, mais vous pouvez aussi l’utiliser pour laquer le poulet. Ça donne une délicieuse saveur épicée et asiatique à vos plats.

Gaëlle: Le gingembre est considéré comme un condiment asiatique, or tout le monde ne raffole pas de ce genre de cuisine. Comme Gili contient aussi beaucoup de citron, le plat n’est pas dominé par les saveurs asiatiques mais bien par un léger goût épicé et une saveur marquée de citron. Au fond, ce sont aussi des goûts très européens.

Pouvez-vous expliquer en quoi votre produit est différent des autres ?

Gaëlle: Je pense que nous nous distinguons principalement des autres parce que nous n’utilisons pas de sucres raffinés. Nous les remplaçons par du miel, qui, en plus d’être évidemment plus sain, possède aussi des propriétés antibactériennes. De plus, nous suivons de près la production de Gili. Nous garantissons un produit artisanal et nous fabriquons tout nous-mêmes. Nous n’achetons pas d’ingrédients déjà pressés mais là où notre produit est vraiment unique, c’est que nous avons trouvé une solution pour qu’il ne produise aucun déchet alimentaire. Nous réutilisons et séchons toute la pulpe provenant de la production pour en faire la base de notre délicieux thé gingembre-citron, qui arrivera sur le marché à la mi-mai.

 

Comment avez-vous vécu le lancement de Gili sur le marché ? 

Gaëlle: Je l’ai vécu comme une véritable aventure car, au moment où nous avons lancé Gili, nous avions encore tous les deux un autre métier. Nous avons un peu précipité le lancement. C’était donc une période très agitée mais aussi très excitante. Nous dormions très peu mais le manque de sommeil ne se fait pas sentir quand vous êtes si enthousiaste à propos d’un projet. C’est vraiment notre passion ! Nous étions si heureux quand nous avons reçu les premières commandes : notre dur labeur portait ses fruits. C’était une aventure vraiment palpitante !

Enzo: Je n’aurais pas pu mieux résumer que Gaëlle. C’était vraiment une énorme satisfaction de savoir que notre travail acharné payait. Dans un premier temps, nous avons en effet combiné Gili avec notre ancien métier, jusqu’à ce que nous décidions de nous y consacrer à 200 %. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à commercialiser Gili. C’était vraiment un énorme accomplissement et un sentiment incroyable. Tout ce que nous possédons aujourd’hui, nous ne le devons qu’à nous-mêmes. Lancez-vous et donnez-vous à fond !

De qui ou de quoi vous avez le plus appris ?

Gaëlle:  Nous sommes très complémentaires. C’est peut-être une réponse un peu cliché mais je pense que nous avons beaucoup appris l’un de l’autre car nous jouons deux rôles différents mais partageons malgré tout la même passion et le même métier. Enzo est plus doué pour l’aspect structuré, opérationnel et financier. Il s’occupe aussi de la majeure partie de la production lui-même, en collaboration avec notre producteur en Wallonie. Moi, je m’occupe plus de l’aspect créatif et me concentre davantage sur la partie marketing.

Enzo: J’ai appris beaucoup de choses de Gaëlle depuis que nous nous sommes lancés dans l’aventure Gili. Elle peut se montrer très ferme quand il est question de ventes, de contrats et de négociations. Elle doit toujours pouvoir négocier. Elle ne laisse jamais passer une occasion. C’est ce que j’ai appris avec elle. Foncer !

Que ne referiez-vous plus aujourd’hui ?

Enzo: Comme Gaëlle vient de le dire, nous nous sommes un peu précipités. Nous étions extrêmement enthousiastes à l’idée de présenter Gili au monde. En outre, la concurrence sur le marché des boissons au gingembre devient de plus en plus rude, mais grâce à notre valeur ajoutée, nous restons un acteur unique sur le marché. Derrière notre produit se cachent beaucoup de bonnes idées : zéro déchet, pas de sucres raffinés... Je pense que si nous devions recommencer, nous prendrions un peu plus de temps pour que tout soit structuré et planifié dès le début.

Qu’auriez-vous fait plus rapidement ?

Gaëlle: Lancer notre gamme de thé plus rapidement. Elle n’arrivera sur le marché qu’en mai car c’est tout un processus, tant sur le plan de la logistique que sur celui de la production. Toutes les étapes de la production doivent être respectées afin de récupérer suffisamment de pulpe pour commercialiser le thé. Nous aurions aimé mettre ce procédé au point à l’avance pour pouvoir lancer les deux produits plus ou moins en même temps. De cette façon, c’est aussi plus facile pour le consommateur de comprendre notre histoire dans son ensemble.

Enzo: Il est également important de savoir que nous sommes la première boisson en Europe qui réutilise tous ses déchets et les commercialise, sans se contenter d’en faire du fertilisant. Nous les transformons en un vrai produit. Nous créons de la valeur à partir de nos déchets.

De quel accomplissement êtes-vous les plus fiers ?

Gaëlle: Je pense que toute l’histoire autour de notre thé est vraiment unique. De nombreuses marques créent un produit sans réfléchir aux conséquences de sa fabrication. De plus en plus de marques réfléchissent à la durabilité en utilisant, par exemple, des substituts pour remplacer le plastique, mais dans l’industrie alimentaire et des boissons, peu d’entreprises pensent à donner une nouvelle vie à leurs déchets de production. Je pense que nous pouvons être très fiers d’avoir trouvé une solution pour éviter tout gaspillage alimentaire.

Enzo: Tout simplement du concept que nous avons créé dans son ensemble, de ne pas avoir simplement ajouté un produit de plus sur le marché. Nous espérons aussi que d’autres suivront. On peut faire tellement de choses avec les déchets, c’est incroyable ! Depuis le début de Gili, nous avons déjà imaginé trois ou quatre façons de réutiliser nos déchets. Je suis sûr que d’autres entreprises peuvent aussi tirer profit de leurs déchets. Elles ne savent tout simplement pas qu’il existe autant de possibilités.

Quel conseil donneriez-vous à votre vous du passé ou à un entrepreneur qui débute ?

Enzo: Le plus important, c’est de vraiment vous investir dans le projet, de ne pas vous retenir, de ne pas penser à la sécurité, à votre carrière... Chaque expérience est formidable, même si elle ne remporte pas le succès que vous aviez espéré. Nous-mêmes ne sommes pas certains que Gili va fonctionner à long terme mais nous avons suivi notre passion. En bref, lancez-vous, donnez-vous à fond et voyez si ça mène quelque part mais ne vous retenez jamais d’essayer.  Combien de fois entend-on quelqu’un dire : je veux ça, ça et ça mais, mais, mais... Plus vous attendez, plus ça sera difficile. Ensuite, vous recevez par exemple une promotion ou une augmentation au travail, puis vous pensez à fonder une famille. Vous avez alors déjà vite 30-35 ans, vous avez des enfants et ce n’est pas à ce moment-là que vous allez démissionner. Vous continuez donc sans cesse à reporter. Plus vous attendez, plus votre liste s’allonge.

Gaëlle: Si vous êtes vraiment passionné par quelque chose, suivez votre passion et lancez-vous, tout comme nous l’avons fait avec notre passion du gingembre. Quand vous êtes passionné, vous vous donnez volontiers à 200 % et en plus, vous prenez beaucoup de plaisir dans votre travail. C’est le plus important ! De plus, notreexpérience avec Gili nous a enseigné beaucoup plus de choses que ce que nous avions jusque là appris grâce à notre ancien métier et à nos études.

Quel est votre prochain grand objectif professionnel et/ou privé ? 

Enzo: Je pense que la prochaine grande étape sera d’agrandir la production, tout en restant fidèles à notre vision d’entreprise. Nous voulons conserver ce côté artisanal et continuer à ne pas produire de déchets, contrairement à de nombreuses autres entreprises de l’industrie des boissons. Nous voulons être capables d’augmenter notre production mensuelle de Gili, tout en restant fidèles à notre objectif de durabilité.




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